10 signes que votre régime d'assurance collective a mal vieilli

11 oct. 2017 06:30:00 / par Alexandre Timothy, B.A.A.

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L’assurance collective a énormément évolué depuis ses débuts. Elle a tout d’abord fait son apparition sous la forme de fonds de secours au début des années 50. Des groupes de travailleurs syndiqués mettaient en place ce genre de fonds pour venir en aide aux travailleurs qui tombaient malades. 

L’idée a ensuite été reprise par les assureurs dans les années 70, mais ce qui a vraiment contribué à la naissance de l’assurance collective telle qu’on la connaît aujourd’hui, c’est la mesure de contrôle des salaires et des prix imposée entre 1975 et 1978 par le gouvernement canadien. Les employeurs ne pouvant plus offrir des hausses salariales, ils se sont tournés vers les avantages sociaux.

Au début, les régimes étaient plutôt simples, entre autre pour des raisons d’administration. Imaginez-vous qu’il n’y avait pas d’ordinateur à l’époque! Gérer les réclamations représentait donc tout un défi. Depuis, l’offre de service de régime d'assurance collective est plus vaste et répond à des besoins de plus en plus variés. Apprenez-en plus en lisant cet article!

Voici 10 signes qui démontrent que votre régime d'assurance collective n’a probablement pas été mis à jour au fil des années. Une révision de la pertinence de votre régime en tenant compte de vos contraintes budgétaires est probablement justifiée si vous identifiez un ou des signes parmi les suivants :

1. Vous n’avez pas de taux pour les familles monoparentales

La société aussi évolue et nous voyons de plus en plus de mères et de pères monoparentaux. Offrir une tarification adaptée à leur situation est justifié pour tenir compte que la famille ne compte qu’un seul salaire au lieu de deux. Bien entendu, ce changement implique souvent une hausse des taux pour les familles. C’est un élément à évaluer et discuter avec votre conseiller.

2. Assurance vie à 10 000 $ ou 20 000 $

La sécurité financière de vos employés est l’un des volets les plus importants de votre régime d'assurance collective. Les familles ayant une assurance vie suffisante pour pallier à un évènement tragique sont très rares. Afin d’avoir le temps de s’adapter, il est normalement recommandé d’offrir au moins une fois le salaire annuel comme couverture d’assurance vie de base. Compte tenu du coût plutôt faible de cette garantie, il n’y a pas lieu de s’en passer!

3. Assurance vie des personnes à charge à 2 500 $ et 5 000 $

Cette garantie existe principalement pour subvenir aux coûts funéraires des personnes à charge de vos employés. Tout comme le coût de la vie, ces frais ont augmenté avec les années, pouvant facilement atteindre 10 000 $. Pourtant, la majorité des régimes offre encore une couverture d’assurance vie de 2 500 $ pour les enfants et de 5 000 $ pour les conjoints. Ces montants étaient convenables il y a 20 ans, mais il est temps de les revoir.

4. Vos maximums d’assurance salaire sont trop bas

Encore en lien avec la sécurité financière de vos employés, il est important de s’assurer que vos employés toucheront un remplacement de revenu suffisant si jamais ils deviennent invalides. Il faut donc s’assurer que les maximums avec et sans preuve d’assurabilité sont les plus élevés possibles. Comme tous les maximums en dollars, il est pertinent de les revoir afin de tenir compte de l’inflation.

5. Vous avez le même régime d'assurance collective pour tous vos employés

L’assurance collective sert à protéger vos employés contre certains risques. Évidemment, les besoins sont rarement les mêmes pour tous les employés. À la mise en place d’un régime d'assurance collective, il est normal de n’avoir qu’un seul régime pour tous les employés afin d’en simplifier l’administration. Par contre, avec la croissance des effectifs, il peut être opportun d’offrir plus de flexibilité, notamment par l’ajout d’un compte de gestion santé ou d’un régime modulaire. Il est aussi souvent pertinent d’offrir une protection plus généreuse à certaine catégorie d’employés, tels les cadres ou les professionnels.

6. Vous n’offrez pas de programme d’aide aux employés (PAE)

La santé mentale représente maintenant plus de 30% des causes d’invalidité de longue durée. Il est important de mettre en place des outils vers lesquels les employés peuvent se tourner lorsqu’ils ont des soucis professionnels ou personnels. Un programme d’aide aux employés est un outil peu coûteux qui peut aider vos employés et leurs personnes à charge de différentes façons, mais particulièrement pour le volet psychologique.

7. Coassurance différente pour les médicaments d’origine et génériques

Il fut une époque où la mode était de mettre un niveau de remboursement plus élevé pour les médicaments génériques (e.g. 90%) que les médicaments d’origine (e.g. 80%) afin d’inciter les gens à consommer des médicaments génériques, lesquels sont moins coûteux. Cette mesure, en plus d’être pénalisante pour ceux qui prennent des médicaments qui ne sont pas disponibles en version générique, est devenue obsolète compte tenu des avancées technologiques nous permettant maintenant d’imposer la substitution générique directement à la pharmacie par la carte de paiement directe. Le régime général d’assurance médicaments du gouvernement du Québec prévoit d’ailleurs la substitution générique obligatoire, comme plus de 70% des régimes d’assurance collective selon les plus récentes statistiques.

8. Aucune mesure de gestion des coûts n’est mise en place

Avec le temps, les coûts du régime d’assurance collective ont augmenté de façon importante, entre autre en raison du vieillissement de la population ainsi que de l’augmentation de l’utilisation et du coût des médicaments. Plusieurs mesures de gestion de coûts peuvent être mises en place en plus de la substitution générique obligatoire mentionnée au point précédent. Si ce n’est pas déjà fait, il est peut-être temps d’y penser.

9. Vous avez encore des franchises de 25 $ / 50 $ (individuel / familial)

Le principe de la franchise est que les employés assument les coûts des premières réclamations et obtiennent un remboursement seulement lorsque leurs dépenses excèdent un certain seuil. Mais puisque les franchises n’ont souvent pas été mises à jour depuis 20 ans pour tenir compte de l’inflation, la franchise est souvent atteinte dès la première réclamation! Ainsi, une franchise de 50 $ / 100 $ en place depuis 20 ans devrait être de près de 100 $ / 200 $ si nous supposons une inflation de 3 % par année. Une réflexion et une discussion avec votre conseiller s’imposent donc afin d’évaluer quelle est la meilleure approche, soit d’augmenter la franchise, de l’éliminer et de réduire le pourcentage de remboursement, de la remplacer par un ticket modérateur sur les médicaments, etc.

10. Limite de 20 $ par visite pour les spécialistes paramédicaux

Les spécialistes de la santé sont offerts dans les régimes d’assurance collective afin que les employés ayant des problèmes physiques puissent se soigner avant que la situation ne s’aggrave trop et doivent s’absenter du travail. En conservant depuis longtemps une limite aussi basse que 20 $ par visite, plusieurs employés n’iront tout simplement pas consulter et continueront de travailler tout en étant blessé. Oui l’objectif de gérer les coûts est atteint puisque les réclamations seront diminuées, mais à quel prix?

Réflexion, analyse et discussion

Le rôle d’un conseiller est de vous accompagner afin d’offrir un régime d’assurance collective qui répond à vos besoins et à ceux de vos employés. La première étape avant de faire quelque changement que ce soit est donc de faire un diagnostic complet de votre régime d'assurance collective et de déterminer les besoins de vos employés et les vôtres. AGA peut vous accompagner et coordonner un sondage auprès de vos employés. Il est plus simple par la suite de faire des choix!

N’hésitez pas à nous contacter afin d’obtenir un diagnostic gratuit de votre régime d’assurance collective.

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À propos de l'auteur Alexandre Timothy, B.A.A.

Alexandre Timothy, B.A.A.
Conseiller en assurance et rentes collectives | Bachelier en finance d’entreprise, Alexandre Timothy aime comprendre les enjeux et réalités de ses clients, autant d’un point de vue financier qu’au niveau des ressources humaines et des avantages sociaux. Grâce à son regard nouveau sur une industrie traditionnelle, il est en mesure de proposer des solutions innovatrices afin d’assurer la pérennité des avantages sociaux offerts tout en répondant aux besoins des participants et des employeurs. Au cours de ses 6 années d’expérience, Alexandre a su se démarquer par sa créativité et son intégrité, devenant un conseiller très apprécié de ses clients.

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